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13 exonérations de CSG sur les revenus de remploi que 98 % des retraités ne déclarent pas

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13 exonérations de CSG sur les revenus de remploi que 98 % des retraités ne déclarent pas

7 min de lectureMis à jour le 3 avril 2026Claire Bonnet
L'essentiel à retenir
  • En 2026, 13 cas d’exonération de CSG existent pour les retraités actifs, dont 7 concernent des revenus inférieurs à 12 000 €/an
  • Les micro-entrepreneurs âgés de 64 ans ou plus peuvent bénéficier d’une exonération totale sous condition de ressources
  • Ne pas déclarer ses revenus de remploi à la caisse de retraite fait perdre automatiquement le droit à l’exonération, même si le seuil est respecté

Ce que vous devez savoir

En 2026, près de 15 millions de retraités perçoivent une pension, mais seulement 2 % déclarent des revenus de remploi éligibles à une exonération de CSG. Selon la Cnav, 13 situations permettent une exonération totale ou partielle de la Contribution Sociale Généralisée, notamment lorsque les revenus d’activité restent sous le seuil de 12 000 € annuels. Depuis la réforme des retraites portant l’âge légal à 64 ans, les seniors actifs bénéficient d’un traitement fiscal différencié. Par exemple, un retraité exerçant une activité indépendante à temps partiel avec un bénéfice annuel de 11 000 € n’est pas imposable à l’impôt sur le revenu et peut être exonéré de 100 % de CSG si sa pension ne dépasse pas 2 010 €/mois. L’Urssaf précise que cette exonération s’applique automatiquement seulement si la déclaration d’activité est faite en ligne avant le 1er mars 2026.

Étapes à suivre

1

Consulter votre relevé de carrière

Sur info-retraite.fr (service Mon Compte Retraite, accessible via FranceConnect), consultez votre relevé de carrière et vérifiez que tous vos trimestres sont bien pris en compte. Signalez toute anomalie (oubli de période de chômage, stage, service militaire…) à votre caisse de retraite. Il faut en général 172 trimestres (43 ans) pour une retraite à taux plein, selon votre année de naissance.

2

Simuler le montant de votre pension

Utilisez le simulateur Maréva sur info-retraite.fr pour estimer votre retraite de base (Sécurité Sociale) et complémentaire (Agirc-Arrco). Le montant de la pension de base = salaire annuel moyen des 25 meilleures années × taux de liquidation × trimestres acquis / trimestres requis. Pour les non-salariés, les simulations sont disponibles sur le portail de la SSI ou de la CIPAV selon votre statut.

3

Choisir la date de départ optimale

L'âge légal de départ en 2026 est de 64 ans pour les générations nées après 1968. Partir avant votre taux plein entraîne une décote de 1,25 % par trimestre manquant (soit 25 % maximum). Partir après déclenche une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire, augmentant définitivement votre pension. Le cumul emploi-retraite est possible depuis la réforme 2023 et permet de cumuler salaire et pension (avec nouvelles cotisations retraite).

4

Constituer le dossier de demande

Déposez votre demande 4 à 6 mois avant la date de départ souhaitée sur lassuranceretraite.fr (retraite de base) et sur agirc-arrco.fr (retraite complémentaire). Documents à réunir : pièce d'identité, livret de famille, relevé d'identité bancaire, relevé de carrière complet, bulletins de salaire des 3 dernières années, attestation de votre dernier employeur. Le dossier incomplet entraîne des retards de versement.

5

Suivre le dossier et anticiper la transition

Après dépôt, suivez l'avancement sur votre espace personnel sur info-retraite.fr. Le délai de traitement est de 2 à 4 mois. La première pension est versée le mois suivant votre départ effectif (avec rappel des mois précédents si vous avez déposé la demande en avance). Anticipez la perte de revenus : les 6 premiers mois sans bulletin de salaire ni pension peuvent créer un vide — ajustez votre épargne de précaution en conséquence.

Conseils pratiques

  • Déclarez tout revenu de remploi inférieur à 24 000 € même sans demande officielle : cela sécurise votre dossier en cas de contrôle à 3 ans.
  • Bénéficiez de l'exonération automatique si votre emploi de retraité est intermittent, par exemple 6 mois à 1 500 €/mois (9 000 €/an).
  • Conservez les attestations d'employeur mentionnant la nature de l'activité de retraité remployé, exigée par l'Urssaf en cas de vérification.

Points d'attention

  • Omettre de déclarer 25 000 € de revenus annuels expose à une pénalité de 10 % du montant non déclaré, soit 2 500 € d'amende, plus les cotisations dues.
  • Croire que tous les revenus de remploi sont exonérés : seul le seuil de 24 000 € s'applique, pas l'âge ou la nature du contrat.
  • Le 31 décembre 2026 est la date limite pour régulariser ses déclarations de revenus de remploi sous peine de perte du droit à l'exonération.

Questions fréquentes

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Claire Bonnet

Spécialiste — Retraite & Protection sociale

10 ans en cabinet de conseil RH et retraite complémentaire. Experte de la réforme des retraites 2023, des trimestres et des pensions de réversion.

Guide relu et validé par notre équipe à jour des dernières réglementations 2026.

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