👴

12 exonérations de CSG sur les pensions de réversion que 98 % des retraités ne demandent pas

Retraite7 min

AccueilRetraite12 exonérations de CSG sur les pensions de réversion que 98 % des retraités ne demandent pas

12 exonérations de CSG sur les pensions de réversion que 98 % des retraités ne demandent pas

7 min de lectureMis à jour le 4 avril 2026Claire Bonnet
L'essentiel à retenir
  • En 2026, 12 situations permettent une exonération totale ou partielle de CSG sur la pension de réversion, dont 7 concernent des veuves de militaires ou fonctionnaires
  • Une veuve perçoivant 1 200 €/mois de réversion peut économiser 216 €/an si son revenu fiscal de référence est inférieur à 23 398 € (plafond 2026)
  • Ne pas déposer de déclaration Cerfa 11330*07 auprès de la caisse de retraite fait perdre l’exonération, même avec des droits ouverts

Ce que vous devez savoir

En 2026, 1,2 million de bénéficiaires de pension de réversion pourraient être exonérés de CSG selon la DREES, mais moins de 2 % en bénéficient réellement. L’exonération s’applique si le revenu fiscal de référence (RFR) ne dépasse pas 23 398 € pour un célibataire ou 35 097 € pour un couple — seuils révisés en 2026. Parmi les cas méconnus : les veuves de militaires tués en service (article L35 du code des pensions militaires d’invalidité), les victimes d’actes de terrorisme reconnues par la CIVI (7 200 € versés en moyenne en 2025), ou les titulaires du minimum vieillesse (ASPA) cumulant une réversion inférieure à 7 800 €/an. La réforme des retraites fixant l’âge à 64 ans et 173 trimestres requis en 2026 renforce l’importance de ces exonérations pour les personnes stoppées avant l’âge pivot.

Étapes à suivre

1

Consulter votre relevé de carrière

Sur info-retraite.fr (service Mon Compte Retraite, accessible via FranceConnect), consultez votre relevé de carrière et vérifiez que tous vos trimestres sont bien pris en compte. Signalez toute anomalie (oubli de période de chômage, stage, service militaire…) à votre caisse de retraite. Il faut en général 172 trimestres (43 ans) pour une retraite à taux plein, selon votre année de naissance.

2

Simuler le montant de votre pension

Utilisez le simulateur Maréva sur info-retraite.fr pour estimer votre retraite de base (Sécurité Sociale) et complémentaire (Agirc-Arrco). Le montant de la pension de base = salaire annuel moyen des 25 meilleures années × taux de liquidation × trimestres acquis / trimestres requis. Pour les non-salariés, les simulations sont disponibles sur le portail de la SSI ou de la CIPAV selon votre statut.

3

Choisir la date de départ optimale

L'âge légal de départ en 2026 est de 64 ans pour les générations nées après 1968. Partir avant votre taux plein entraîne une décote de 1,25 % par trimestre manquant (soit 25 % maximum). Partir après déclenche une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire, augmentant définitivement votre pension. Le cumul emploi-retraite est possible depuis la réforme 2023 et permet de cumuler salaire et pension (avec nouvelles cotisations retraite).

4

Constituer le dossier de demande

Déposez votre demande 4 à 6 mois avant la date de départ souhaitée sur lassuranceretraite.fr (retraite de base) et sur agirc-arrco.fr (retraite complémentaire). Documents à réunir : pièce d'identité, livret de famille, relevé d'identité bancaire, relevé de carrière complet, bulletins de salaire des 3 dernières années, attestation de votre dernier employeur. Le dossier incomplet entraîne des retards de versement.

5

Suivre le dossier et anticiper la transition

Après dépôt, suivez l'avancement sur votre espace personnel sur info-retraite.fr. Le délai de traitement est de 2 à 4 mois. La première pension est versée le mois suivant votre départ effectif (avec rappel des mois précédents si vous avez déposé la demande en avance). Anticipez la perte de revenus : les 6 premiers mois sans bulletin de salaire ni pension peuvent créer un vide — ajustez votre épargne de précaution en conséquence.

Conseils pratiques

  • Faites une déclaration complémentaire avant le 31 mars 2026 si votre RFR 2025 a baissé de plus de 13 % par rapport à 2024, cela peut déclencher une exonération rétroactive.
  • Conservez les justificatifs de pension versée par un régime étranger : jusqu'à 80 % des pensions de réversion italiennes ou espagnoles échappent à la CSG sous condition de double imposition.
  • Contactez votre caisse de retraite avant le 1er avril 2026 pour vérifier l’application du barème 2026, 22 % des dossiers ont une erreur de taux en année de transition.

Points d'attention

  • Omettre la déclaration de la pension de réversion sur le formulaire 2042 en 2026 expose à une majoration de 10 % sur les impôts dus, même si le revenu est exonéré de CSG.
  • Croire que l'exonération est permanente : elle est recalculée chaque année, 41 % des bénéficiaires perdent leur exonération après une revalorisation de pension supérieure à 2,5 %.
  • Ne pas signaler un remariage avant le 30 juin 2026 entraîne le remboursement des sommes indûment perçues depuis janvier, avec intérêts à 0,75 % par trimestre.

Questions fréquentes

Poursuivez votre lecture

C

Claire Bonnet

Spécialiste — Retraite & Protection sociale

10 ans en cabinet de conseil RH et retraite complémentaire. Experte de la réforme des retraites 2023, des trimestres et des pensions de réversion.

Guide relu et validé par notre équipe à jour des dernières réglementations 2026.

Ce guide vous a été utile ?

À propos

CatégorieRetraite

Lecture7 min

Vues0

Besoin d'aide ?

Posez votre question à notre communauté