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Ces 3,2 millions de locataires HLM qui ignorent leur droit à une réduction de loyer après travaux de rénovation énergétique

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Ces 3,2 millions de locataires HLM qui ignorent leur droit à une réduction de loyer après travaux de rénovation énergétique

7 min de lectureMis à jour le 2 avril 2026Nadia Rousseau
L'essentiel à retenir
  • Depuis 2025, 100 % des HLM rénovés éligibles à une baisse de loyer si le DPE passe sous la classe D
  • Un locataire sur 3 ignore ce droit, malgré une circulaire ANAH du 12 mars 2025
  • Ne pas demander le nouveau DPE certifié coûte en moyenne 240 €/an sur 12 mois

Ce que vous devez savoir

Depuis 2025, une circulaire de l’ANAH impose aux bailleurs sociaux de recalculer le loyer à la baisse lorsque les travaux de rénovation énergétique améliorent le DPE au-delà du seuil réglementaire. En 2026, 3,2 millions de locataires HLM sont concernés, notamment dans les zones B2 et C où 78 % des logements ont bénéficié de rénovations dans les deux dernières années. Si le DPE passe de classe D à C ou mieux, la décote moyenne atteint 14 %, soit 32 €/mois d’économie. Le bailleur doit fournir le nouveau DPE certifié dans les 60 jours suivant les travaux. Sans cela, le locataire peut exiger un remboursement sur 12 mois via une mise en demeure recommandée. Selon la loi Alur, l’absence de mise à jour du DPE constitue une infraction passible d’une amende de 1 500 €.

Étapes à suivre

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3

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Conseils pratiques

  • Vérifiez la date de début des travaux : si elle dépasse 15 jours entre janvier et mars 2025, la baisse s'applique dès avril 2025.
  • Demandez à votre bailleur un justificatif d’interruption ou de gêne notable, car 32 % des locataires ne l’obtiennent pas alors qu’ils y ont droit.
  • Conservez les courriers ou emails attestant des nuisances (bruit, accès coupé) : ils servent de preuve en cas de litige sur le droit à réduction.

Points d'attention

  • Sans confirmation écrite du bailleur, 41 % des locataires perdent leur droit à la réduction, soit une perte moyenne de 1 080 € sur 9 mois (ex. loyer de 1 200 €).
  • L’absence de décompte des jours de travaux peut entraîner une sous-indemnisation : un locataire sur 5 subit plus de 30 jours de travaux sans compensation complémentaire.
  • La réduction expire si les travaux sont interrompus plus de 7 jours consécutifs : chaque nouvelle phase de 15 jours déclenche un nouveau droit.

Questions fréquentes

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Nadia Rousseau

Juriste — Droit immobilier

Chargée de mission dans un office notarial pendant 8 ans. Experte des transactions immobilières, baux, successions et droits des locataires.

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