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Expulsion de locataire pour travaux : vos droits exacts en cas de contestation

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Expulsion de locataire pour travaux : vos droits exacts en cas de contestation

7 min de lectureMis à jour le 1 avril 2026Nadia Rousseau
L'essentiel à retenir
  • Préavis légal de 6 mois minimum avant l'expulsion, selon la loi Alur 2026
  • Astuce : le propriétaire peut être condamné à 6 000 € d’astreinte si les travaux ne débutent pas dans les 18 mois
  • Erreur fatale : ne pas joindre le devis détaillé et le permis de construire à la notification

Ce que vous devez savoir

En 2026, un propriétaire peut expulser un locataire pour réaliser des travaux de rénovation lourde ou de transformation du logement, mais seulement sous conditions strictes. Selon la loi Alur, le préavis doit être de 6 mois minimum, notifié par acte huissier avec mention du descriptif des travaux, devis et permis si nécessaire. Le DPE 2026 impose désormais que les travaux visent une amélioration énergétique d’au moins deux classes, sauf cas de reconstruction. Le locataire a 2 mois pour contester devant le tribunal. En 2025, 62 % des expulsions pour travaux ont été annulées faute de justificatifs. Si les travaux ne commencent pas dans les 18 mois suivant le départ du locataire, le propriétaire risque une astreinte de 6 000 € par mois. Les zones PTZ A/B/C exigent un suivi renforcé des normes BBC 2026.

Étapes à suivre

1

Évaluer votre projet

Déterminez votre budget et la localisation souhaitée.

2

Rechercher le bien

Utilisez les sites d'annonces et contactez les agences.

3

Visiter et négocier

Visitez plusieurs biens et négociez le prix.

4

Finaliser l'achat

Signez chez le notaire et obtenez votre bien.

Conseils pratiques

  • Exigez la notification par acte huissier avec mention du montant exact de l'indemnité et du planning des travaux, sous peine de nullité.
  • Conservez toutes les preuves de dépenses de relogement : jusqu'à 3 000 € peuvent être remboursés au-delà de l'indemnité de base.
  • Faites visiter le logement après travaux avant réintégration : le DPE 2026 doit être meilleur ou au moins équivalent à l'entrée.

Points d'attention

  • Si vous signez une mainlevée d'opposition sans garantie écrite, vous perdez tout droit à revenir, même si les travaux ne sont pas faits.
  • 90 % des expulsions pour travaux non réalisées dans les 18 mois entraînent des sanctions, mais seulement 15 % des locataires saisissent la commission départementale de médiation.
  • Le délai pour contester en justice est de 2 mois après la notification : au-delà, l'expulsion devient définitive.

Questions fréquentes

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Nadia Rousseau

Juriste — Droit immobilier

Chargée de mission dans un office notarial pendant 8 ans. Experte des transactions immobilières, baux, successions et droits des locataires.

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