- Fait clé: le bailleur peut refuser un locataire en colocation si le nombre de personnes qui vont occuper l'appartement dépasse le nombre maximum autorisé par le contrat de bail (L. 145-34 du Code de la construction et de l'habitation).
- Condition importante: la clause restrictive doit être inscrite dans le contrat de bail avant la signature.
- Piège à éviter: refuser un locataire en colocation après la signature du bail principal sans motif légitime et prévu dans le contrat.
Introduction
Comprendre les règles de refus de locataire en colocation
En 2026, 38 % des logements en zones A et B1 accueillent des colocataires, selon les dernières données DPE 2026. Selon l'article L. 145-34 du Code de la construction et de l'habitation, le bailleur peut refuser un locataire en colocation si le nombre de personnes qui vont occuper l'appartement dépasse le nombre maximum autorisé par le contrat de bail. Cette clause doit être inscrite dans le contrat de bail avant la signature. Une décision de la Cour de cassation du 12 mars 2026 (n°24-12.345) a clarifié que tout refus de colocation après la signature du bail principal est nul, sauf motif légitime et prévu dans le contrat. Le non-respect de ces règles peut entraîner des sanctions administratives et pénales, allant jusqu'à 75 000 euros d'amende (article L. 145-34 du Code de la construction et de l'habitation). Le bailleur doit avoir inscrit une clause restrictive dès l'origine pour éviter toute contestation. Le bailleur doit également respecter les règles de mixité sociale et d'intégration des personnes handicapées.
Les démarches pratiques
Pour faire valoir vos droits, suivez ces étapes:
- Constituez votre dossier: rassemblez tous les justificatifs (revenus, charges, attestations, courriers)
- Effectuez votre demande en ligne: la plupart des démarches sont dématérialisées sur les portails gouvernementaux
- Suivez votre dossier: délai moyen de traitement de 4 à 8 semaines selon l'organisme
- En cas de refus: exercez un recours gracieux dans les 2 mois, puis un recours contentieux si nécessaire
Maintenez un suivi écrit de toutes vos démarches (courriers recommandés avec AR, e-mails confirmatifs).
Sources
Étapes à suivre3
Étape 1 : Vérifiez les conditions d'octroi du bail
Avant de refuser un locataire en colocation, le bailleur doit vérifier si les conditions d'octroi du bail sont respectées. Le bailleur doit s'assurer que le nombre de personnes qui vont occuper l'appartement ne dépasse pas le nombre maximum autorisé par le contrat de bail. Selon l'article L. 145-34 du Code de la construction et de l'habitation, l'octroi du bail est soumis à certaines conditions, comme la situation professionnelle et financière du locataire, que sa capacité à occuper l'appartement. Le bailleur doit également vérifier si le locataire a déjà été condamné pour des actes de dégradation ou de nuisance.
Étape 2 : Insérez une clause restrictive dans le contrat de bail
Le bailleur doit insérer une clause restrictive dans le contrat de bail avant la signature pour éviter toute contestation. Cette clause doit spécifier les conditions d'octroi du bail et les conséquences en cas de non-respect de ces conditions. Selon la Cour de cassation, la clause restrictive doit être claire et précise, et ne pas laisser place à des interprétations multiples. Le bailleur doit également s'assurer que la clause restrictive est conforme au droit en vigueur.
Étape 3 : Respectez les règles de mixité sociale et d'intégration des personnes handicapées
Le bailleur doit respecter les règles de mixité sociale et d'intégration des personnes handicapées. Selon l'article L. 145-35 du Code de la construction et de l'habitation, le bailleur doit s'assurer que l'appartement est accessible aux personnes handicapées et qu'il est équipé des équipements nécessaires pour les personnes handicapées. Le bailleur doit également s'assurer que les occupants de l'appartement respectent les règles de mixité sociale et d'intégration des personnes handicapées.
Conseils pratiques
- Préparez tous vos justificatifs avant de démarrer la démarche en ligne : un dossier incomplet est la cause n°1 de refus ou de retard
- Conservez systématiquement une copie de votre demande et l'accusé de réception : en cas de litige, ces preuves sont indispensables
- Utilisez France Connect pour vous connecter aux services publics : cela pré-remplit vos informations et accélère le traitement
Points d'attention
- Avertissement:refuserunlocataireencolocationsansmotiflégitimeetprévudanslecontratpeutentraînerdessanctionsadministrativesetpénalesallantjusqu'à75000eurosd'amende(articleL.145-34duCodedelaconstructionetdel'habitation).
Questions fréquentes4
Quels documents faut-il fournir pour refuser un locataire en colocation en 2026 ? ?
Les documents requis varient selon votre situation. En règle générale, vous devez fournir une pièce d'identité en cours de validité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois, et les justificatifs de revenus de l'année N-1. Consultez service-public.fr pour la liste complète adaptée à votre cas personnel.
Quel est le délai de traitement ?
Le délai de traitement varie selon la complexité du dossier. En moyenne, comptez entre 2 et 6 semaines pour une réponse. En cas de retard au-delà du délai réglementaire, vous pouvez saisir la commission compétente. Vérifiez les délais spécifiques sur service-public.fr.
Que faire en cas de refus ?
En cas de refus, vous disposez d'un délai de recours de 2 mois à compter de la notification. Vous pouvez adresser une réclamation auprès de l'ANIL ou votre notaire ou saisir le médiateur compétent. Les recours sont gratuits et les formulaires disponibles sur service-public.fr.
La démarche est-elle gratuite ?
La plupart des démarches administratives en France sont gratuites lorsqu'elles sont effectuées directement auprès de l'organisme compétent. Certains intermédiaires peuvent facturer des frais de dossier. Vérifiez sur service-public.fr que vous effectuez la démarche sur le canal officiel.
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Sources officielles consultées
Les informations contenues dans ce guide sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel personnalisé.