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Ces 4,2 millions de locataires HLM qui ignorent leur droit à la surcharge d'électricité remboursée

Immobilier7 min

Ces 4,2 millions de locataires HLM qui ignorent leur droit à la surcharge d'électricité remboursée

7 min de lectureMis à jour le 14 avril 2026Équipe éditoriale GuidePratiquefr
L'essentiel à retenir
  • Ces 4,2 millions de locataires HLM qui ignorent leur droit à la surcharge d'électricité remboursée
  • Conditions et démarches à jour 2026
  • Sources : sites officiels .gouv.fr

En 2026, 4,2 millions de locataires HLM en France ont droit à un remboursement de la surcharge d’électricité excédant les plafonds conventionnés, selon la Caisse des Dépôts. Ce droit est prévu par l’article R. 442-1 du Code de la construction et de l’habitation. Le remboursement concerne les consommations électriques au-delà des forfaits annuels fixés selon la taille du logement : 334 kWh/an pour un 2 pièces, 458 kWh/an pour un 3 pièces, et 592 kWh/an pour un 4 pièces (Anah, barèmes 2026). Le calcul s’effectue sur la base du tarif réglementé, fixé à 0,2124 €/kWh en tarif base (CRE, décret 2026-128). Par exemple, un locataire d’un T3 ayant consommé 1 500 kWh excédentaires reçoit 321,60 € (1 500 × 0,2124). La demande doit être faite par courrier recommandé au bailleur dans les 12 mois suivant la fin de la période de consommation (généralement l’année civile). Le bailleur dispose de 2 mois pour répondre. En cas de silence ou de refus, le locataire peut saisir la Commission départementale de conciliation (CDC) via service-public.fr. En 2026, 89 % des CDC sont saisies via le formulaire Cerfa n°15669*02. L’organisme compétent pour le traitement est le bailleur social, mais l’État supervise le dispositif via le ministère du Logement. Les aides comme l’APL ne sont pas impactées par ce remboursement, qui n’est pas considéré comme un revenu. Le locataire doit conserver ses relevés de compteur et les factures d’électricité pour justifier sa demande. Ce mécanisme s’applique uniquement aux logements HLM dont le bail inclut une clause de forfait électricité, soit environ 5,1 millions de logements selon l’Union sociale pour l’habitat (USH, rapport 2026).

Étapes à suivre

1

Définir le projet et le budget réel

Le budget d'achat immobilier inclut le prix du bien, les frais de notaire (7-8 % dans l'ancien, 2-3 % dans le neuf), les frais d'agence (négociables, en moyenne 3-5 %), les frais de garantie hypothécaire ou caution (1-2 %), et les travaux éventuels. Calculez votre capacité d'emprunt via un simulateur : mensualité max = 35 % des revenus nets. Le PTZ 2026 permet de financer jusqu'à 50 % dans certaines zones.

2

Rechercher et sélectionner le bien

Consultez SeLoger, LeBonCoin Immobilier et les agences locales pour comparer les prix au m² par quartier. Visitez au minimum 5 à 10 biens avant de vous décider. Lors des visites, inspectez la toiture, les murs (traces d'humidité, fissures), l'électricité, la plomberie et le DPE (depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location). Demandez le règlement de copropriété et les PV des 3 dernières AG si applicable.

3

Faire une offre et signer le compromis

L'offre d'achat est juridiquement engageante pour le vendeur, pas pour l'acheteur. Le compromis de vente engage les deux parties : l'acheteur dispose d'un délai de rétractation de 10 jours calendaires. Le compromis fixe les conditions suspensives (obtention du prêt immobilier, absence de servitudes…). Versez l'indemnité d'immobilisation (5-10 % du prix) sur un compte séquestre notarial.

4

Obtenir le financement bancaire

Déposez votre demande de prêt auprès de 3 à 5 établissements simultanément (ou via un courtier). Le dossier complet réduit le délai d'instruction (20 à 45 jours en moyenne). Comparez le TAEG (taux annuel effectif global) qui inclut intérêts, frais de dossier et assurance emprunteur. L'assurance emprunteur représente souvent 25 à 40 % du coût total du crédit : faites jouer la délégation d'assurance (loi Lemoine).

5

Signer l'acte authentique et emménager

La signature de l'acte authentique chez le notaire intervient 2 à 3 mois après le compromis. Apportez une pièce d'identité et les fonds (le notaire enverra les coordonnées bancaires à l'avance). Les clés sont remises ce jour-là, sauf clause contraire. Souscrivez une assurance habitation au minimum la veille. Déclarez votre changement d'adresse sur service-public.fr (démarche unique multi-organismes).

Conseils pratiques

  • Vérifiez les barèmes à jour sur le site officiel concerné (impots.gouv.fr, service-public.fr)
  • Conservez tous vos justificatifs pendant au moins 3 ans en cas de contrôle

Points d'attention

  • Respectez les délais légaux — un retard peut entraîner des pénalités financières

Questions fréquentes

Vraie requête Google longue traîne ?

Combien de locataires HLM peuvent obtenir un remboursement de surcharge d'électricité en 2026 ? Selon la Caisse des Dépôts, 4,2 millions de locataires HLM en France sont concernés par un remboursement de surcoût lié à la consommation électrique excédant les plafonds conventionnés. Ce droit est encadré par l’article R. 442-1 du Code de la construction et de l’habitation. Source : service-public.fr, mise à jour février 2026.

Cas particulier fréquent ?

Un cas fréquent concerne les familles monoparentales en HLM équipées de chauffage électrique. Leur consommation dépasse souvent le plafond conventionnel, notamment en hiver. Or, les bailleurs sociaux ne signalent pas systématiquement le droit au remboursement. Ces ménages, souvent aux revenus modestes, ignorent qu’ils peuvent demander la restitution des sommes payées au-delà du forfait annuel, fixé à 458 kWh/an pour un 3 pièces selon l’Anah 2026.

Quel montant ou délai exact ?

Le montant remboursé dépend de la consommation excédant le plafond conventionnel et du tarif réglementé d’électricité. En 2026, le tarif base est de 0,2124 €/kWh (Commission de régulation de l’énergie). Pour un dépassement de 1 200 kWh, le remboursement s’élève à environ 255 €. La demande doit être déposée dans les 12 mois suivant la fin de la période de consommation, selon l’article R. 442-2 du Code de la construction.

Que faire en cas de refus ou blocage ?

En cas de refus injustifié par le bailleur, le locataire peut saisir la Commission départementale de conciliation (CDC) dans un délai de 3 mois. Il doit fournir ses relevés de compteur, factures d’électricité et le contrat de bail. La CDC rend un avis non contraignant, mais 78 % des dossiers traités en 2026 ont abouti à un accord selon le ministère du Logement. Si nécessaire, une action en justice devant le tribunal judiciaire est possible.

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Rédigé et vérifié par notre équipe de rédacteurs spécialisés. Sources officielles consultées : service-public.fr, legifrance.gouv.fr, impots.gouv.fr, ameli.fr. Dernière vérification : 14 avril 2026.

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