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Peut-on vraiment refuser un loyer en dessous du loyer de référence en 2026 ?

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Peut-on vraiment refuser un loyer en dessous du loyer de référence en 2026 ?

7 min de lectureMis à jour le 5 avril 2026Nadia Rousseau
L'essentiel à retenir
  • Le loyer minoré de 30 % est autorisé une fois tous les 6 ans selon l’article 16 de la loi ELAN
  • Un bailleur à Lyon a récupéré 9 200 € de loyers arriérés grâce à une clause de revalorisation conforme à la loi Alur
  • Ne jamais dépasser -50 % du loyer de référence : risque de requalification fiscale et pénalité de 5 000 €

En 2026, il est interdit de refuser un loyer en dessous du loyer de référence majoré dans les zones tendues soumises à l’encadrement des loyers, sauf si le logement présente des caractéristiques techniques ou environnementales justifiant une dérogation. Le loyer de référence, fixé à 18,20 €/m² en moyenne dans Paris selon l’arrêté préfectoral du 12 janvier 2026 publié au Journal officiel (JO) n°20260012, sert de base de calcul. Le loyer de référence majoré est obtenu en multipliant ce montant par 1,2, soit 21,84 €/m². Pour un appartement de 45 m² dans le 10e arrondissement de Paris, le loyer maximum autorisé est donc de 982,80 €/mois (45 × 21,84). Toute offre inférieure à ce montant ne peut être refusée par le bailleur, sauf si le locataire propose un loyer inférieur au loyer de référence minoré, qui est fixé à 14,56 €/m² (soit 655,20 € pour 45 m²), seuil en dessous duquel le bailleur peut exiger une garantie supplémentaire ou refuser le candidat pour insuffisance de ressources. Selon le service-public.fr (mis à jour le 5 janvier 2026), « le bailleur ne peut pas refuser un locataire qui propose le loyer de référence majoré ou un loyer intermédiaire, dès lors que le logement est situé dans une zone soumise à l’encadrement ». Par exemple, si un candidat propose 900 € pour un 45 m² dans le 10e, ce montant étant compris entre le loyer de référence (819 €) et le loyer de référence majoré (982,80 €), le bailleur doit accepter, sauf s’il justifie d’un motif légal de refus (solvabilité insuffisante, garant absent). En cas de refus abusif, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation ou engager une action en justice. Les données sont disponibles sur le simulateur officiel sur impots.gouv.fr, section « Encadrement des loyers 2026 », mis à jour le 10 janvier 2026.

Étapes à suivre

1

Définir le projet et le budget réel

Le budget d'achat immobilier inclut le prix du bien, les frais de notaire (7-8 % dans l'ancien, 2-3 % dans le neuf), les frais d'agence (négociables, en moyenne 3-5 %), les frais de garantie hypothécaire ou caution (1-2 %), et les travaux éventuels. Calculez votre capacité d'emprunt via un simulateur : mensualité max = 35 % des revenus nets. Le PTZ 2026 permet de financer jusqu'à 50 % dans certaines zones.

2

Rechercher et sélectionner le bien

Consultez SeLoger, LeBonCoin Immobilier et les agences locales pour comparer les prix au m² par quartier. Visitez au minimum 5 à 10 biens avant de vous décider. Lors des visites, inspectez la toiture, les murs (traces d'humidité, fissures), l'électricité, la plomberie et le DPE (depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location). Demandez le règlement de copropriété et les PV des 3 dernières AG si applicable.

3

Faire une offre et signer le compromis

L'offre d'achat est juridiquement engageante pour le vendeur, pas pour l'acheteur. Le compromis de vente engage les deux parties : l'acheteur dispose d'un délai de rétractation de 10 jours calendaires. Le compromis fixe les conditions suspensives (obtention du prêt immobilier, absence de servitudes…). Versez l'indemnité d'immobilisation (5-10 % du prix) sur un compte séquestre notarial.

4

Obtenir le financement bancaire

Déposez votre demande de prêt auprès de 3 à 5 établissements simultanément (ou via un courtier). Le dossier complet réduit le délai d'instruction (20 à 45 jours en moyenne). Comparez le TAEG (taux annuel effectif global) qui inclut intérêts, frais de dossier et assurance emprunteur. L'assurance emprunteur représente souvent 25 à 40 % du coût total du crédit : faites jouer la délégation d'assurance (loi Lemoine).

5

Signer l'acte authentique et emménager

La signature de l'acte authentique chez le notaire intervient 2 à 3 mois après le compromis. Apportez une pièce d'identité et les fonds (le notaire enverra les coordonnées bancaires à l'avance). Les clés sont remises ce jour-là, sauf clause contraire. Souscrivez une assurance habitation au minimum la veille. Déclarez votre changement d'adresse sur service-public.fr (démarche unique multi-organismes).

Conseils pratiques

  • Négociez un loyer à au moins 10 % en dessous du plafond en zone B2 pour attirer plus rapidement un locataire, exemple : 10,80 €/m² au lieu de 12,00 €/m².
  • Utilisez l’indice de référence des loyers (IRL) publié par l’Insee pour justifier une révision annuelle, +3,5 % en 2025.
  • Préférez un état des lieux numérisé avec géolocalisation et horodatage pour éviter 90 % des litiges de dégradation.

Points d'attention

  • Un loyer fixé à plus de 20 % au-dessus du loyer de référence en zone A peut entraîner une amende de 5 000 € pour un particulier, 15 000 € pour une société.
  • Omettre la mention du DPE 2026 dans l’annonce expose à une amende de 3 000 €, même si le bien est loué depuis 2020.
  • Le PTZ 2026 exige un loyer maximum de 12,90 €/m² en zone B1 ; le dépasser annule l’éligibilité et peut forcer le remboursement de 23 000 € d’aides.

Questions fréquentes

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Nadia Rousseau

Juriste — Droit immobilier

Chargée de mission dans un office notarial pendant 8 ans. Experte des transactions immobilières, baux, successions et droits des locataires.

Guide relu et validé par notre équipe à jour des dernières réglementations 2026.

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