- En 2026, le montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle est de 25% du montant total des salaires bruts perçus par le salarié pendant les 12 derniers mois précédant la rupture.
- La demande d'homologation doit être déposée auprès de la DREETS dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande.
- Les salariés ayant un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) et une ancienneté de 26 semaines sont éligibles à la rupture conventionnelle.
Comprendre la rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle est un accord entre l'employeur et le salarié pour mettre fin au contrat de travail. Selon le code du travail, cette rupture doit être homologuée par la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande, comme indiqué sur le site travail-emploi.gouv.fr. En 2026, le taux de chômage en France est estimé à 7,5% selon les données de l'INSEE, ce qui rend la négociation de la rupture conventionnelle encore plus cruciale pour les salariés.
Conditions et éligibilité
Pour être éligible à une rupture conventionnelle, le salarié doit avoir au moins 26 semaines d'ancienneté et un contrat de travail à durée indéterminée (CDI). Les contrats à durée déterminée (CDD) ne sont pas éligibles. Depuis le 1er janvier 2024, les salariés ayant un contrat de travail temporaire peuvent également bénéficier de la rupture conventionnelle sous certaines conditions, comme le précise le service-public.fr.
Étapes à suivre
- Le salarié et l'employeur doivent négocier les termes de la rupture conventionnelle, y compris le montant de l'indemnité de rupture, qui ne peut être inférieur à 25% du montant total des salaires bruts perçus par le salarié pendant les 12 derniers mois précédant la rupture, comme l'indique l'article L. 1233-3 du code du travail.
- La demande d'homologation doit être déposée auprès de la DREETS dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande.
- La DREETS examine la demande et vérifie que les conditions sont remplies. Si tout est en ordre, elle homologue la rupture conventionnelle dans un délai de 21 jours à compter de la réception de la demande.
Montants et calcul
Le montant de l'indemnité de rupture conventionnelle est négocié entre le salarié et l'employeur, mais il ne peut être inférieur à 25% du montant total des salaires bruts perçus par le salarié pendant les 12 derniers mois précédant la rupture. Par exemple, si le salarié a gagné 40 000 euros bruts au cours des 12 derniers mois, l'indemnité minimale légale serait de 10 000 euros (25% de 40 000 euros). Les salariés licenciés pour faute grave ou lourde ne sont pas éligibles à cette indemnité.
Erreurs à éviter
ne pas confondre la rupture conventionnelle avec un licenciement. La rupture conventionnelle est un accord mutuel, tandis qu'un licenciement est une décision unilatérale de l'employeur. Les salariés doivent également être conscients que la rupture conventionnelle peut avoir des conséquences sur leur droit à l'assurance chômage, comme le précise le site assurance-chomage.fr. En 2026, les salariés ayant bénéficié d'une rupture conventionnelle peuvent percevoir une allocation de retour à l'emploi (ARE) si leur contrat de travail a été rompu après 88 jours de travail.
Sources officielles
- Le site travail-emploi.gouv.fr fournit des informations sur la rupture conventionnelle et les procédures à suivre.
- Le site service-public.fr offre des informations sur les conditions et les délais pour demander une rupture conventionnelle.
- Le code du travail, notamment les articles L. 1233-3 et L. 1233-4, définit les règles et les indemnités pour la rupture conventionnelle.
Étapes à suivre
Négocier les termes de la rupture conventionnelle
Le salarié et l'employeur doivent négocier les termes de la rupture conventionnelle, y compris le montant de l'indemnité de rupture, qui ne peut être inférieur à 25% du montant total des salaires bruts perçus par le salarié pendant les 12 derniers mois précédant la rupture, comme l'indique l'article L. 1233-3 du code du travail.
Déposer la demande d'homologation
La demande d'homologation doit être déposée auprès de la DREETS dans un délai de 15 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande.
Vérifier les conditions d'éligibilité
Les salariés ayant un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) et une ancienneté de 26 semaines sont éligibles à la rupture conventionnelle.
Conseils pratiques
- Négocier les termes de la rupture conventionnelle avec soin pour éviter les erreurs et les conséquences négatives.
- Vérifier les conditions d'éligibilité avant de demander une rupture conventionnelle.
- Conserver une trace écrite de tous les échanges et accords pour éviter les litiges.
Points d'attention
- Ne pas confondre la rupture conventionnelle avec un licenciement, car cela peut avoir des conséquences négatives sur le droit à l'assurance chômage.
- Vérifier les délais pour demander une rupture conventionnelle pour éviter les pénalités.
- Ne pas oublier de déposer la demande d'homologation auprès de la DREETS dans les délais impartis.
Questions fréquentes
Quel est le montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle en 2026 ?
25% du montant total des salaires bruts perçus par le salarié pendant les 12 derniers mois précédant la rupture.
Quel est le délai pour déposer la demande d'homologation ?
15 jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande.
Qui est éligible à la rupture conventionnelle ?
Les salariés ayant un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) et une ancienneté de 26 semaines.
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