Comment bénéficier du nouveau crédit d'impôt pour la rénovation énergétique en copropriété (loi 2026)
- Jusqu’à 8 000 € de crédit d’impôt par logement pour des copropriétés engagées dans des rénovations globales
- Un taux majoré à 35 % pour les travaux réalisés sur les parties communes (ex. : isolation de façade)
- Un plafond augmenté de 50 % par rapport à 2025 pour les bâtiments classés BBC ou passant sous 50 kWh/m²/an
Ce que vous devez savoir
À compter de 2026, le crédit d’impôt pour la rénovation énergétique en copropriété passe à 35 % des dépenses éligibles sur les parties communes, avec un plafond de 8 000 € par lot, selon le projet de loi de finances 2026 (Article 144 bis du CGI). Ce dispositif s’applique aux copropriétés réalisant au moins deux types de travaux éligibles (ex. : remplacement de chaudière + isolation des toitures). Pour un immeuble de 20 lots, cela représente un gain potentiel cumulé de 160 000 €. Le prélèvement à la source est ajusté automatiquement via l’attestation délivrée par l’entreprise RGE, dans les 90 jours suivant l’achèvement. Les copropriétés classées en zone ANRU ou en quartiers prioritaires bénéficient d’un bonus de 10 points de taux, portant le crédit à 45 %, dans la limite de 10 000 € par lot.
Étapes à suivre
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Conseils pratiques
- Soumettez l'ensemble des devis signés et la décision d'assemblée générale au gestionnaire de copropriété avant le 15 février 2026 pour anticiper les délais de paiement et sécuriser l'éligibilité.
- Les travaux d'isolation des parties communes (toiture, façades) bénéficient d'un bonus de 10 points de crédit si réalisés avec des matériaux biosourcés (ex : ouate de cellulose, liège).
- Faites certifier les entreprises par RGE 2026, car seules celles enregistrées sous cette nouvelle mouture du registre bénéficient de l'agrément pour le crédit d'impôt.
Points d'attention
- Si le syndic ne dépose pas la demande d'agrément auprès de l'Anah dans les 90 jours suivant l'AG, la copropriété perd le droit au crédit d'impôt, même si les paiements ont été effectués.
- Une erreur fréquente : inclure les frais de gestion du syndic dans le montant éligible ; seuls les travaux physiques sont couverts, pas les honoraires administratifs (ex : 5 % des coûts souvent ajoutés par erreur).
- La condition critique est la date de première occupation du bâtiment : il doit être antérieur au 1er janvier 1990 pour ouvrir droit au crédit, sans dérogation possible.
Questions fréquentes
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Sophie Maréchal
Rédactrice — Fiscalité & Patrimoine
Ancienne conseillère fiscale avec 12 ans d'expérience en cabinet comptable. Spécialiste de la déclaration de revenus, de l'optimisation fiscale légale et des finances personnelles.
Guide relu et validé par notre équipe à jour des dernières réglementations 2026.
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CatégorieImpôts & Fiscalité
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