- Indemnité minimale basée sur 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté
- Délai légal de rétractation de 15 jours calendaires
- Homologation obligatoire par l'administration (DREETS)
L'indemnité de rupture conventionnelle 2026 ne peut être inférieure au minimum légal, fixé à 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté. La rupture conventionnelle 2026 permet à un salarié sous contrat à durée indéterminée (CDI) de quitter son entreprise d'un commun accord avec son employeur, tout en bénéficiant des allocations chômage de France Travail.
Conditions et critères en 2026
La rupture conventionnelle est régie par les articles L1237-11 à L1237-16 du Code du travail. Pour être valide en 2026, elle doit répondre à trois critères cumulatifs : l'accord mutuel et non contraint des deux parties, la signature d'une convention écrite et l'homologation par la Direction régionale de l'économie, de l'emploi du travail et des compétences (DREETS). Contrairement au licenciement, aucune cause réelle et sérieuse n'est requise. Le salarié doit être titulaire d'un CDI. Les contrats CDD ne sont pas éligibles, sauf cas très spécifiques de requalification. Selon service-public.fr (ouvre dans un nouvel onglet), tout vice du consentement (pression, menace) peut entraîner l'annulation de la procédure devant le Conseil de prud'hommes.
Comment procéder : démarche étape par étape
La procédure débute généralement par un entretien, formel ou informel, où les parties discutent des conditions du départ. Ce premier échange permet de fixer le montant de l'indemnité et la date de fin de contrat. Ensuite, un ou plusieurs entretiens own-to-one sont obligatoires. Le salarié a le droit d'être assisté par un conseiller du salarié ou un représentant du personnel, même si l'entreprise n'a pas de délégués. Une fois l'accord trouvé, la convention est rédigée et signée. Elle déclenche alors le délai de rétractation légal de 15 jours calendaires. Passé ce délai, la demande d'homologation est transmise à l'administration via le portail Téléroc.
Documents obligatoires
Le dossier d'homologation doit impérativement contenir : la convention de rupture signée par les deux parties, le justificatif d'identité du salarié, et le détail du calcul de l'indemnité de rupture. La convention doit préciser la date de fin de contrat, le montant exact de l'indemnité et les éventuelles clauses de confidentialité ou de non-concurrence. L'absence d'un de ces documents entraîne un rejet immédiat de la demande par la DREETS.
Montants et barèmes officiels 2026
Le calcul de l'indemnité de rupture se base sur le salaire mensuel moyen brut ou imposable des 12 derniers mois, le plus avantageux pour le salarié. Le minimum légal est égal à 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté. Par exemple, pour un salaire de 2000 euros avec 4 ans d'ancienneté, l'indemnité minimale est de 2000 euros (2000 x 0,25 x 4). la convention collective peut prévoir un barème plus favorable. L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite d'un plafond légal, mais reste soumise à la CSG et CRDS selon les tranches de revenus. Le montant peut être négocié à la hausse (indemnité supra-légale) pour faciliter l'accord.
Ce qu'il faut retenir
La réussite d'une rupture conventionnelle 2026 repose sur trois piliers : la négociation d'une indemnité au moins égale au minimum légal, le respect strict du délai de rétractation de 15 jours et l'homologation administrative via Téléroc. Il est prioritaire de vérifier sa convention collective pour voir si un barème plus avantageux que le minimum légal s'applique et de s'assurer que le consentement est libre et éclairé pour éviter tout contentieux futur.
Étapes à suivre
- 1
Négociation et entretiens
La première phase consiste en la négociation du montant de l'indemnité et de la date de sortie. Selon le Code du travail, au moins un entretien est obligatoire. Le salarié doit être informé de son droit d'être assisté. Cette étape est cruciale car c'est ici que se définit le montant supra-légal. Il est conseillé de consulter les barèmes de sa convention collective sur legible.gouv.fr pour ne pas accepter une somme inférieure aux usages de son secteur d'activité.
- 2
Signature de la convention
Après accord, les parties signent la convention de rupture. Ce document doit mentionner explicitement le montant de l'indemnité de rupture, la date de fin du contrat et le droit de rétractation. La signature marque le début du délai légal de 15 jours calendaires. Durant cette période, chaque partie peut revenir sur sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception, sans avoir à justifier sa position.
- 3
Délai de rétractation et transmission
Une fois les 15 jours de rétractation écoulés, l'employeur transmet la demande d'homologation à la DREETS via le logiciel Téléroc. Le dossier doit être complet pour éviter tout retard. L'administration dispose alors d'un délai de 5 jours ouvrables pour valider la convention. Si l'administration ne répond pas dans ce délai, la rupture est considérée comme validée tacitement, bien qu'une confirmation écrite soit préférable.
- 4
Calcul et versement de l'indemnité
L'indemnité de rupture doit être versée à la date de rupture du contrat. Le calcul se base sur la moyenne des 12 derniers mois. Le minimum légal est de 0,25 mois de salaire par année d'ancienneté. Pour un salarié ayant 10 ans d'ancienneté et un salaire de 3000 euros, le minimum est de 7500 euros. Ce montant est versé en brut, avec des prélèvements sociaux spécifiques (CSG/CRDS) selon les plafonds de la sécurité sociale.
- 5
Formalités de fin de contrat
Le dernier jour travaillé, l'employeur doit remettre trois documents obligatoires : le certificat de travail, l'attestation employeur pour France Travail et le reçu pour solde de tout compte. Le salarié peut également percevoir des indemnités compensatrices de congés payés non pris. En cas de litige sur le montant versé, le salarié dispose de 12 mois pour contester le reçu pour solde de tout compte devant le Conseil de prud'hommes.
Conseils pratiques
- Vérifiez systématiquement votre convention collective sur legible.gouv.fr car elle peut imposer une indemnité supérieure au minimum légal.
- Demandez une simulation de vos droits au chômage auprès de France Travail avant de signer la convention.
- Utilisez un écrit (email) pour confirmer la date et l'heure des entretiens afin de prouver le respect de la procédure.
Points d'attention
- L'absence d'entretien préalable peut entraîner la nullité de la rupture devant les prud'hommes.
- Ne confondez pas jours ouvrables et jours calendaires pour le délai de rétractation : ce sont 15 jours consécutifs.
Questions fréquentes
Quel est le montant minimum de l'indemnité de rupture en 2026 ?
Le minimum légal est fixé à 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté. Pour un salaire de 2400 euros et 5 ans d'ancienneté, le calcul est : 2400 x 0,25 x 5 = 3000 euros. Ce montant est détaillé sur le site service-public.fr.
Peut-on demander une rupture conventionnelle en période d'essai ?
Non, la rupture conventionnelle est réservée aux contrats CDI ayant débuté. Durant la période d'essai, on utilise la rupture de période d'essai, qui ne donne pas droit à l'indemnité de rupture conventionnelle ni aux allocations chômage immédiates.
Quel est le délai exact de rétractation ?
Le délai est de 15 jours calendaires à compter de la signature de la convention. Ce délai inclut les week-ends et jours fériés. La rétractation doit être notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR).
Que faire si l'employeur refuse la rupture conventionnelle ?
L'employeur n'est jamais obligé d'accepter une rupture conventionnelle. En cas de refus, le salarié peut tenter de négocier une démission, demander un transfert interne ou, en cas de conflit majeur, envisager une prise d'acte ou une résignation pour faute de l'employeur.
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