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Ces 1,2 million de Français qui peuvent récupérer une partie de leurs frais de scolarité sans le savoir

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Ces 1,2 million de Français qui peuvent récupérer une partie de leurs frais de scolarité sans le savoir

7 min de lectureMis à jour le 7 avril 2026Sophie Maréchal
L'essentiel à retenir
  • Le crédit d'impôt pour frais de scolarité s'élève à 61 € par enfant en 2026 (source : impots.gouv.fr)
  • Les familles oublient souvent de déclarer les frais de fournitures ou de cantine, perdant jusqu'à 183 € par an
  • Ne pas conserver les justificatifs peut entraîner un rejet de la demande par l’administration fiscale

Un crédit d’impôt de 61 € par enfant est accordé aux familles imposables qui paient des frais de scolarité pour un enfant mineur en établissement privé hors contrat ou public en 2026. Ce dispositif figure à l’article 199 sexvicies du code général des impôts (CGI), consultable sur legifrance.gouv.fr. Il concerne les frais de scolarité, de pension, de cantine, de transport scolaire et de fournitures, dans la limite de 183 € par enfant. Par exemple, une famille avec trois enfants dans un collège privé hors contrat peut récupérer 183 € (3 × 61 €) directement sur sa déclaration d’impôt. L’éligibilité dépend du statut de l’établissement : seuls les établissements hors contrat ou les élèves boursiers dans des établissements privés sous contrat en bénéficient. Les frais doivent être supportés par le foyer fiscal entre septembre 2025 et août 2026. Les justificatifs (quittances, factures) doivent être conservés pendant trois ans selon l’article L.10 A du livre des procédures fiscales. En 2025, moins de 30 % des familles éligibles ont déposé leur demande, selon une estimation de la Direction générale des Finances publiques. La déclaration se fait chaque année via le formulaire 2042 RICI, disponible sur impots.gouv.fr. Aucun plafond de revenus n’est fixé, mais le crédit n’est pas remboursé s’il excède l’impôt dû.

Étapes à suivre

1

Définir votre profil et vos objectifs

Avant tout investissement, évaluez 3 paramètres : horizon de placement (court/moyen/long terme), tolérance au risque (capital garanti vs performance potentielle) et liquidité nécessaire (disponibilité des fonds). Un portefeuille long terme (10 ans+) peut supporter une allocation actions de 60-80 %. Un profil prudent préférera 60-80 % en fonds en euros d'assurance vie ou en livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP).

2

Choisir l'enveloppe fiscale adaptée

En France, 3 enveloppes capitalisent les plus-values sans imposition annuelle : l'assurance vie (8 ans d'antériorité pour abattement de 4 600 € par an), le PEA (plafond 150 000 €, exonération après 5 ans sauf PS 17,2 %) et le PER (déduction des versements du revenu imposable). Le compte-titres ordinaire est taxé chaque année à la flat tax (30 % sur les gains : 12,8 % IR + 17,2 % PS).

3

Sélectionner les supports d'investissement

Diversifiez géographiquement et sectoriellement pour réduire le risque. Les ETF indiciels (ex. CW8 sur le MSCI World) offrent une exposition mondiale instantanée avec des frais de 0,12 à 0,38 % par an — bien moins que les fonds actifs (1,5-2,5 %). Pour les obligations, les ETF obligataires sont plus accessibles que les titres en direct. L'immobilier papier (SCPI) offre un rendement moyen de 4-5 % avec une liquidité réduite.

4

Passer les ordres et gérer le portefeuille

Sur un PEA, les ordres d'achat/vente se passent via votre courtier (Boursorama, Fortuneo, Trade Republic…). Privilégiez les ordres à cours limité pour maîtriser le prix d'exécution, surtout sur les petites capitalisations. Rééquilibrez votre portefeuille 1 à 2 fois par an si une classe d'actifs dépasse ±5 % de votre allocation cible. Évitez de suivre quotidiennement les marchés : le market timing est statistiquement perdant.

5

Déclarer et optimiser la fiscalité des revenus financiers

Les dividendes et plus-values mobilières sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % par défaut (12,8 % IR + 17,2 % PS). Si votre tranche marginale d'imposition est inférieure à 11 %, l'option pour le barème progressif peut être plus avantageuse. Côté PEA : aucune imposition sur les plus-values reinvesties dans le PEA ; seuls les PS (17,2 %) s'appliquent lors des retraits après 5 ans. Déclarez case 2DC (dividendes) et 3VG (plus-values) de votre formulaire 2042.

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Conseils pratiques

  • Vérifiez les barèmes à jour sur le site officiel concerné (impots.gouv.fr, service-public.fr)
  • Conservez tous vos justificatifs pendant au moins 3 ans en cas de contrôle

Points d'attention

  • Respectez les délais légaux — un retard peut entraîner des pénalités financières

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Sophie Maréchal

Rédactrice — Fiscalité & Patrimoine

Ancienne conseillère fiscale avec 12 ans d'expérience en cabinet comptable. Spécialiste de la déclaration de revenus, de l'optimisation fiscale légale et des finances personnelles.

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