- Nouveau cadre réglementaire 2026 pour les supports en unités de compte
- Élargissement des actifs éligibles pour le Plan Épargne Retraite (PER)
- Renforcement des obligations d'information sur les risques financiers
Le nouveau décret 2026 modifie l'encadrement des investissements pour l'assurance vie et le plan épargne retraite en imposant un suivi rigoureux des actifs risqués, avec un impact direct sur les contrats dont la valeur excède 150 000 euros. Ce décret encadrement investissements assurance vie et plan épargne retraite vise à sécuriser l'épargne long terme tout en diversifiant les supports disponibles.
Quelles sont les conditions et critères du décret 2026 ?
Le décret s'applique à l'ensemble des contrats d'assurance vie et PER individuels souscrits ou gérés en France. L'objectif principal est l'harmonisation des règles de gestion entre les fonds en euros (sécurisés) et les unités de compte (UC). Selon les directives publiées sur legifrance.gouv.fr (ouvre dans un nouvel onglet), les assureurs doivent désormais justifier la cohérence des actifs détenus avec le profil de risque de l'assuré. Pour les contrats d'assurance vie, la diversification doit respecter des quotas stricts : aucun actif unique ne peut représenter plus de 10% du portefeuille global pour les contrats dits 'prudents'.
Les critères d'éligibilité aux nouveaux supports incluent une analyse approfondie de la liquidité des actifs. Le décret impose une transparence accrue sur les frais de gestion, qui ne doivent pas masquer la performance réelle du support. Les établissements financiers doivent fournir un document d'informations clés (DIC) mis à jour annuellement, précisant le niveau de risque sur une échelle de 1 à 7. Le non-respect de ces critères peut entraîner des sanctions administratives lourdes pour les organismes financiers, conformément au Code des Assurances.
Comment procéder pour adapter son portefeuille d'investissement ?
L'adaptation du portefeuille suite au décret 2026 nécessite une analyse comparative des supports. L'assuré doit d'abord demander l'état détaillé de ses positions actuelles auprès de son conseiller ou via son espace client. Il convient ensuite de vérifier si les actifs détenus entrent dans les nouvelles catégories autorisées par le décret.
Documents obligatoires pour le réarbitrage
Pour effectuer un changement de support, les documents suivants sont requis : le formulaire de demande d'arbitrage signé, le profil d'investisseur actualisé (questionnaire MiFID II), et l'attestation de valeur au 1er janvier 2026. Ces documents sont indispensables pour garantir la conformité du placement avec la réglementation européenne et française.
La procédure de réarbitrage s'effectue généralement en trois étapes. D'abord, l'identification des lignes non conformes au nouveau décret. Ensuite, la sélection de nouveaux supports éligibles, tels que les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) ou les fonds immobiliers diversifiés. Enfin, la validation de l'ordre de transfert, dont le délai d'exécution légal est de 10 jours ouvrés pour les supports liquides.
Quels sont les montants et barèmes officiels 2026 ?
Le décret introduit des seuils de vigilance basés sur le montant total des actifs. Pour les contrats dont l'encours est inférieur à 150 000 euros, les règles de diversification sont simplifiées. Au-delà de ce seuil, un audit annuel de la composition du portefeuille est recommandé. Les plafonds de déduction fiscale pour le PER restent alignés sur les plafonds de l'administration fiscale disponibles sur impots.gouv.fr (ouvre dans un nouvel onglet), soit environ 10% des revenus professionnels, avec un maximum variant selon la tranche de revenus.
En termes de rendement, le décret encourage la transition vers des supports 'verts'. Les contrats proposant plus de 20% d'actifs labellisés Greenium ou ISR bénéficient d'une visibilité accrue dans les comparateurs officiels. Le barème des frais d'entrée est désormais plafonné pour les transferts entre PER, pour ne pas pénaliser la mobilité des épargnants. Les frais de transfert ne peuvent excéder 1% de la valeur rachetée lors d'un passage d'un PER individuel vers un autre PER.
Quels sont les cas particuliers et exceptions légales ?
Certains contrats d'assurance vie anciens, dits 'contrats avant 2000', bénéficient de clauses de grand-père et ne sont pas soumis à l'intégralité des nouvelles contraintes de diversification, sauf en cas de versement complémentaire important. De même, les contrats d'assurance vie luxembourgeois sont soumis à une réglementation spécifique, bien que le décret 2026 tende à harmoniser les standards de reporting pour éviter l'arbitrage réglementaire.
Le cas des PER collectifs d'entreprise présente également des particularités. Le décret prévoit que la gestion pilotée par défaut doit obligatoirement réduire l'exposition aux actifs risqués à mesure que l'assuré approche de l'âge de la retraite. Par exemple, à 5 ans de la date de départ prévue, l'exposition aux actions ne doit plus dépasser 30% du portefeuille global, sauf demande expresse et signée de l'épargnant pour maintenir un profil dynamique.
En cas de litige sur l'application du décret, l'assuré peut saisir le médiateur de l'assurance. Le recours doit être accompagné d'une copie du contrat et des courriers restés sans réponse pendant plus de 15 jours. Le médiateur s'appuie sur les textes de legifrance.gouv.fr (ouvre dans un nouvel onglet) pour trancher sur la conformité des investissements pratiqués par l'assureur.
Ce qu'il faut retenir
Le décret 2026 impose une diversification accrue et une transparence totale sur les risques des supports d'assurance vie et PER. Les trois points essentiels sont : la vérification du seuil des 150 000 euros, l'actualisation du profil de risque MiFID II, et le contrôle des frais de transfert. La priorité immédiate est de demander un relevé détaillé de vos actifs pour identifier les supports potentiellement non conformes aux nouvelles normes de liquidité.
Étapes à suivre
- 1
Audit du portefeuille actuel
L'épargnant doit solliciter un relevé détaillé de ses positions. Il s'agit de vérifier la répartition entre fonds en euros et unités de compte. Selon les normes de l'ACPR, le ratio de risque doit être clairement identifié. L'audit doit porter sur la date de valorisation des actifs pour s'assurer de leur liquidité conformément au décret 2026.
- 2
Mise à jour du profil d'investisseur
Remplir le questionnaire de profilage own-risk. Ce document est légalement requis pour tout arbitrage. Il définit si l'épargnant est prudent, équilibré ou dynamique. Le délai de traitement pour la mise à jour du profil est généralement de 48 heures après réception du questionnaire signé.
- 3
Sélection des nouveaux supports éligibles
Identifier les supports conformes au décret 2026, notamment les fonds labellisés ISR ou ESG. L'assureur doit fournir le DIC (Document d'Informations Clés). Il faut comparer les frais de gestion annuels qui impactent le rendement net, en se référant aux barèmes publiés par l'organisme financier.
- 4
Exécution des ordres d'arbitrage
Envoyer la demande d'arbitrage par lettre recommandée ou via l'espace sécurisé. Le décret prévoit que les fonds doivent être déplacés dans un délai de 10 jours ouvrés. Le montant minimum d'arbitrage peut varier selon le contrat, souvent fixé à 500 euros par ligne d'investissement.
- 5
Contrôle de la conformité et archivage
Vérifier le nouveau relevé de situation après arbitrage. Conserver les preuves de l'information reçue sur les risques. En cas d'erreur de l'assureur, un recours peut être déposé auprès du médiateur de l'assurance avec les justificatifs de l'ordre d'arbitrage initial.
Conseils pratiques
- Privilégiez les fonds ISR pour bénéficier d'une meilleure conformité réglementaire selon les critères 2026
- Vérifiez systématiquement le DIC avant tout arbitrage pour comprendre l'échelle de risque de 1 à 7
- Utilisez la loi Hamon pour comparer vos contrats d'assurance avant de modifier vos PER
Points d'attention
- Attention aux frais de sortie lors d'un transfert de PER vers un autre organisme
- Ne négligez pas la mise à jour de votre profil de risque sous peine de voir vos ordres d'arbitrage refusés
Questions fréquentes
Quel est l'impact du décret 2026 sur les contrats d'assurance vie anciens ?
Les contrats souscrits avant 2000 conservent globalement leurs avantages fiscaux, mais le décret 2026 impose une mise à jour des informations de risque pour tout nouveau versement. Les supports non conformes peuvent être gelés pour les nouveaux apports.
Le plafond de déduction fiscale du PER change-t-il avec ce décret ?
Non, le décret concerne l'encadrement des investissements et non la fiscalité. Les plafonds de déduction restent ceux fixés annuellement par impots.gouv.fr, basés sur les revenus nets imposables de l'année précédente.
Quel est le délai légal pour un arbitrage de support ?
Le délai d'exécution pour les supports liquides est de 10 jours ouvrés. Pour les supports immobiliers (SCPI), ce délai peut être prolongé selon les conditions générales du contrat, mais doit rester raisonnable et transparent.
Que faire si mon assureur refuse un arbitrage vers un support éligible ?
L'assuré doit envoyer une mise en demeure par courrier recommandé. Si le refus persiste sans motif légal basé sur le profil de risque, un recours gratuit est possible auprès du médiateur de l'assurance.
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